Les entrepreneurs bénéficient de la règle « seconde chance »

Avant la pandémie, les entreprises françaises récoltaient les fruits de plusieurs années de réformes. Une combinaison de modifications du droit du travail et de financements renforcés avait conduit à une nouvelle vague de startups et à une voie plus claire vers la croissance en France.

Alors que la pandémie recule, un changement opéré en 2013 aide les entreprises françaises à se remettre sur les rails. De nouvelles recherches montrent qu'un changement de politique majeur par la banque centrale de France a eu un impact énorme sur le paysage des affaires; et a sûrement aidé à l'essor de la culture des startups françaises.

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Jusqu'en 2013, les entrepreneurs dont l'entreprise était en liquidation étaient automatiquement placés dans une base de données par la Banque de France pendant trois ans.

Les informations de cette base de données ont été mises gratuitement à la disposition de toutes les banques en France, leur donnant des informations détaillées sur plus de 140 000 entrepreneurs.

L'échec est une partie naturelle des affaires, et il n'est pas rare que la première entreprise de quelqu'un échoue. Les données des États-Unis suggèrent qu'environ 20% des entreprises échouent dans l'année suivant leur ouverture pour atteindre la moitié de toutes les entreprises dans les cinq ans.

Ces échecs sont souvent des moments d'enseignement, mettant en évidence des erreurs de planification, d'exécution et de conceptualisation. Les entrepreneurs qui sortent d'une liquidation avec la volonté et l'énergie de démarrer une autre entreprise sont mieux placés pour créer un projet d'affaires plus complet et l'exécuter plus efficacement.

De plus, toutes les liquidations ne sont pas dues à une mauvaise gestion. Les entreprises peuvent parfois être liquidées si elles arrivent en fin de vie sans être en péril financier, ou à la suite d'une restructuration. Pourtant, il semble que cette base de données ait peint tous les entrepreneurs de la même manière.

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Malheureusement pour les fondateurs de startups françaises avant 2013, il semble que la plupart n'aient pas eu de seconde chance. Les conséquences des liquidations ont joué contre ces entrepreneurs, en particulier les jeunes entrepreneurs avec moins d'expérience. Les banques étaient moins disposées à leur prêter de l'argent, laissant de nombreuses personnes réticentes ou incapables de redémarrer.

Le changement de politique à partir de 2013 a vu la fin de cette base de données, ce qui signifie que les entrepreneurs ayant échoué dans le passé ne sont plus immédiatement signalés. Bien que les banques aient toujours accès aux documents judiciaires répertoriant les faillites d'entreprises passées, elles devraient évaluer si cette recherche était nécessaire.

Cela a conduit à un changement de perspective des banques françaises. Plutôt que d'être strictes sur toutes les liquidations, les banques ont désormais tendance à rechercher uniquement les entrepreneurs plus âgés, qui sont plus susceptibles d'avoir échoué dans des entreprises passées. Bien qu'il n'y ait aucune preuve spécifique d'une augmentation relative du financement de démarrage, les statistiques semblent le confirmer.

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Une nouvelle étude publiée dans le Journal of Financial Economics montre que les entrepreneurs en France sont désormais 19% plus susceptibles de créer une autre entreprise en vertu de la nouvelle règle. En collaboration avec la Banque de France, ils ont conclu que « la suppression du système de signalement facilite fortement les redémarrages pour les jeunes entrepreneurs ».

Bien que le démarrage d'une deuxième entreprise ne soit pas une garantie de succès, la confiance que cela donne aux entrepreneurs (et le financement potentiel que cela leur apporte) ne peut être surestimé. Là où la France souffrait autrefois d'un manque de talents en création de société, de nombreux entrepreneurs ressentant le besoin de déménager ailleurs, les startups ont désormais la capacité de prendre des risques et de trouver des opportunités de financement dans le pays.

Les startups en France bénéficient désormais d'un gouvernement beaucoup plus solidaire et d'une infrastructure de startups mieux développée, comme le montre notre article Créer une entreprise en France en 8 étapes. Avec l'essor de l'industrie technologique dans les hubs à travers le pays, la France devient une destination de démarrage privilégiée.

Pour plus d'informations sur la façon d'ouvrir une entreprise en France et pour rechercher une adresse de domiciliation, un espace de bureau ou un bureau virtuel, un compte bancaire professionnel et des conseils comptables, veuillez appeler notre équipe au +33 (0) 1 53 57 49 10 ou envoyez-nous un e-mail à partir de notre page de contact et nous serons heureux de vous aider.

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